Guide d'achat
Le pas de pixel est le critère qui détermine la finesse de l'image, la distance à laquelle on regarde l'écran… et une grande partie du prix. Voici comment le décoder et choisir le bon pour votre projet, sans payer pour des pixels que personne ne verra.
Le pixel pitch, ou pas de pixel, est la distance — exprimée en millimètres — qui sépare le centre de deux LED voisines sur un écran. C'est ce que désigne la lettre « P » suivie d'un chiffre : un P2,6 signifie qu'il y a 2,6 mm entre deux pixels, un P3,9 signifie 3,9 mm, et ainsi de suite. C'est aussi simple que ça : le pitch est un écart physique entre deux points lumineux.
La règle à retenir est contre-intuitive : plus le chiffre est petit, plus l'écran est fin. Un petit pitch veut dire des LED très rapprochées, donc beaucoup de pixels au mètre carré, donc une image dense et nette même de près. Un grand pitch veut dire des LED plus espacées, une image plus « grosse » qu'on regarde de plus loin. Le pas de pixel est, en quelque sorte, la « résolution » de l'écran rapportée à sa taille physique.
Le pixel pitch ne se choisit jamais dans l'absolu : il se choisit en fonction de la distance à laquelle on regarde l'écran. Le principe : plus le pitch est fin, plus on peut s'approcher sans distinguer les points lumineux. À l'inverse, au-delà d'une certaine distance, l'œil humain ne fait plus la différence entre un pitch fin et un pitch plus grossier — les deux paraissent parfaitement nets.
C'est tout l'enjeu : il existe, pour chaque pitch, une distance minimale de confort à partir de laquelle l'image est lisse. En dessous, on commence à voir la trame ; au-dessus, on gaspille de la résolution (et du budget). Le tableau ci-dessous donne des repères concrets, du pitch fin de proximité au pitch large pour façade.
| Pas de pixel | Distance de vue conseillée | Densité | Usage type |
|---|---|---|---|
| P1.5 – P2.6 | à partir de ~1,5 à 2,6 m | Très haute | Salle de réunion, accueil, proximité |
| P2.6 – P3.9 | à partir de ~2,6 à 4 m | Haute | Retail, vitrine, showroom |
| P3.9 – P6 | à partir de ~4 à 6 m | Moyenne | Hall volumineux, scène, événementiel |
| P6 – P10 | à partir de ~6 à 10 m | Plus basse | Façade, écran extérieur, DOOH |
Une astuce de terrain : la distance de vue minimale en mètres correspond, en gros, à la valeur du pitch (par exemple ~3 à 4 m pour un P3,9). Ce n'est pas une loi physique exacte, mais un repère pratique qui évite de surdimensionner.
C'est le point qui pèse le plus dans une décision d'achat : le pas de pixel est le premier levier de prix d'un écran LED. La raison est mécanique : un pitch plus fin signifie plus de LED, plus de composants et plus de cartes de pilotage par mètre carré. Le coût au m² grimpe donc rapidement à mesure que le pitch diminue. Sur un mur LED intérieur, le prix au mètre carré peut varier du simple à plusieurs fois selon le seul pas de pixel.
La conséquence pratique : choisir un pitch plus fin que nécessaire, c'est payer pour une densité que personne ne percevra à la distance de lecture réelle. À l'inverse, un pitch trop grossier sur un écran vu de près donnera une image « pixellisée ». Le bon arbitrage consiste à coller au plus près de votre distance de lecture — ni au-dessus, ni en dessous.
Au-delà du pitch, la technologie de montage des LED compte, surtout sur les pitchs fins très sollicités. Deux approches coexistent :
En clair : pour un écran de proximité, très exposé aux contacts ou au nettoyage (accueil, salle de réunion, retail), le COB apporte une durabilité et une homogénéité appréciables. Le SMD reste un excellent choix pour la grande majorité des projets, à pitch moyen ou large.
Le pas de pixel ne se raisonne pas de la même manière en intérieur et en extérieur. En intérieur, on regarde souvent l'écran d'assez près : on privilégie un pitch fin (P1.5 à P3.9) et la priorité est la finesse de l'image. En extérieur, l'écran est généralement vu de loin (façade, panneau, DOOH) : un pitch plus large (P6 à P10) suffit largement, et l'on met l'accent sur la luminosité (pour rester lisible en plein jour) et la résistance aux intempéries plutôt que sur la densité de pixels. Inutile, sur une façade vue à 10 m, de payer un pitch de salle de réunion.
Le bon pixel pitch n'est jamais « le plus fin possible » : c'est celui qui correspond exactement à la façon dont votre public regardera l'écran. Chez Smart Touch, notre bureau d'études calcule le pitch optimal à partir de votre métré et de vos distances réelles, puis établit un devis précis et gratuit sous 24 h ouvrées.
À découvrir aussi

Murs d'images fine pitch sans bordures pour halls, réunions et showrooms.
Découvrir →
Façades médias et panneaux DOOH, lisibles en plein jour et étanches.
Découvrir →
Ce qui fait varier le budget d'un écran transparent, pitch compris.
Découvrir →FAQ
Le pas de pixel (pixel pitch) est la distance, en millimètres, qui sépare le centre de deux LED voisines. Un P2,6 signifie 2,6 mm entre deux pixels. Plus ce chiffre est petit, plus les LED sont rapprochées, plus l'image est fine et dense — et plus on peut s'en approcher sans voir les points.
En salle de réunion ou en usage de proximité, on vise un pitch fin (P1.5 à P2.6) car on regarde l'écran de près. Pour une vitrine ou un retail vu à quelques mètres, un P3.9 environ suffit. Pour une façade ou un écran extérieur vu de loin, un P6 à P10 est cohérent : à cette distance, l'œil ne distingue plus les pixels et un pitch plus fin serait un surcoût inutile.
Non. Un pitch plus fin n'a d'intérêt que si l'on regarde l'écran de près. Au-delà de la distance de lecture, l'œil ne fait plus la différence : payer un pitch très fin pour un écran vu de loin revient à dépenser plus sans aucun gain visible. Le bon pitch est celui qui correspond à votre distance de lecture réelle.
Oui, fortement. Plus le pitch est fin, plus il y a de LED par mètre carré, donc plus l'écran coûte cher. C'est le principal levier de budget d'un mur LED, dont le prix au m² varie du simple à plusieurs fois selon le pas de pixel. Choisir le bon pitch, ni trop fin ni trop grossier, est donc la première façon de maîtriser le coût.
SMD et COB sont deux façons de monter les LED. En SMD, chaque LED est un composant posé individuellement sur la carte ; en COB, les puces LED sont noyées sous une couche de résine protectrice. Le COB est plus robuste (résistant aux chocs, à la poussière, au nettoyage) et offre un rendu très homogène sur les pitchs fins, ce qui en fait un choix pertinent pour les écrans de proximité très sollicités.
Donnez-nous vos distances de lecture : notre bureau d'études calcule le pitch optimal, devis détaillé sous 24 h ouvrées.